Huit villages, huit profils de canalisation
Genappe-centre est le pôle principal de la commune. Autour de la Grand-Place, des rues commerçantes et de la Dyle qui traverse le centre-ville, le bâti mélange des constructions des XVIIe–XIXe siècles avec des immeubles résidentiels plus récents. Les conduites les plus anciennes du centre-ville ont entre 80 et 120 ans. Elles côtoient des installations modernes dans les parties rénovées ou reconstruites.
Baisy-Thy est un village chargé d’histoire. Un chroniqueur du XIIIe siècle cite Baisy comme le lieu de naissance de Godefroid de Bouillon — le plus célèbre chef de la première croisade (1096–1099), défenseur du Saint-Sépulcre. Vraie ou non, cette tradition a donné son nom à une rue du village. Les maisons de Baisy-Thy sont majoritairement des constructions rurales de la fin XIXe – début XXe siècle, avec des conduites en grès pour les plus anciennes.
Bousval est le deuxième pôle de la commune, avec des équipements scolaires, sportifs et commerciaux. Le village a connu une forte pression résidentielle depuis les années 1980 — des lotissements ont été développés autour du noyau historique, avec des conduites en PVC modernes. Mais les fermes-carrés qui subsistent autour du centre ont leurs vieux collecteurs sous les cours pavées.
Vieux-Genappe est situé à l’ouest de la commune, près du golf de Hulencourt — un des plus beaux parcours de golf du Brabant wallon. Ce village a gardé un caractère résidentiel haut de gamme, avec des maisons de qualité et quelques propriétés de caractère. Les conduites y sont souvent plus récentes, mais les jardins bien arborés de ces propriétés envoient régulièrement leurs racines dans les collecteurs enterrés.
Glabais est le village le plus septentrional de la commune, en direction de Lasne. Son territoire borde les champs de bataille de la campagne des Cent-Jours de juin 1815. Le hameau de Quatre-Bras, à la limite de la commune, fut le site d’une bataille importante le 16 juin 1815, deux jours avant Waterloo. Les maisons de Glabais ont un profil semi-rural, avec un mélange de fermes anciennes et de constructions pavillonnaires des années 1970–1990.
Ways et Loupoigne sont deux villages à l’est de la commune. Ways borde la Dyle et ses affluents — une humidité de fond qui favorise les problèmes de nappe phréatique dans les zones basses. Loupoigne est un village agricole typique, avec des fermes et des maisons de village construites à différentes époques.
Houtain-le-Val est un des villages les plus ruraux de la commune. Des fermes-carrés, des prairies, et peu de constructions récentes. L’assainissement autonome y est encore présent dans plusieurs habitations — des fosses septiques qui ont parfois plus de quarante ans et dont les drains de dispersion sont souvent saturés dans les sols argileux de cette partie du plateau brabançon.

L’eau de Genappe : VIVAQUA et les implications calcaires
VIVAQUA distribue l’eau potable en Brabant wallon et à Bruxelles — une eau calcaire à Genappe qui accélère le dépôt de tartre dans les conduites en cuivre.
Genappe se situe en Brabant wallon, la région desservie par VIVAQUA — l’intercommunale qui distribue l’eau à Bruxelles et en Brabant wallon. L’eau de VIVAQUA dans la région de Genappe est calcaire — notablement plus dure que la moyenne wallonne. Cette dureté est liée aux calcaires et aux craies du sous-sol brabançon que les eaux souterraines traversent avant d’être captées.
Concrètement, cette eau calcaire dépose du tartre dans toutes les installations qui chauffent l’eau — chauffe-eaux, robinets, lave-vaisselle — mais aussi dans les conduites d’évacuation, où le tartre cimente les graisses et crée des bouchons plus compacts et plus résistants que dans les communes à eau douce. Un propriétaire de Genappe verra ses conduites se boucher plus vite qu’un propriétaire des Ardennes — non pas parce qu’il a de mauvaises habitudes, mais parce que l’eau locale accélère le processus.
Pour les maisons avec des conduites en cuivre des années 1960–1990 — une configuration très fréquente dans le bâti pavillonnaire de Bousval, Glabais et Ways — le tartre peut réduire la section utile de la conduite de manière significative après quinze à vingt ans. Un curage préventif tous les deux à trois ans est la réponse adaptée à ce contexte.